
Bien que sortie totalement inconnue ne France jusqu'à la sortie du 8ème épisode sur PS2 en 2006, Dragon Quest est LA série de RPG de référence au Japon (loin devant les Final Fantasy). L'engouement autour de la saga d'ENIX est tel que le parlement japonais a interdit qu'un nouvel opus de la série sorte durant les jours de boulot pour éviter l'absentéisme scolaire et professionnel.
La pochette US de la version NES
Dragon Quest c'est avant tout un certains classicisme dans sa conception, un univers heroic-fantasy coloré avec ses dragons (pas possible), ses héros (vous surtout), et une quantité d'éléments auxquels la plupart des autres jeux de rôles (Final Fantasy, Shin Megami Tensei, Tales Of, …) ont renoncé depuis bien longtemps, et que DQ utilise encore et toujours. DQ c'est comme une machine à voyager dans le temps, à une époque où les combats en temps réels n'existait pas, où il fallait leveler pendant des heures,… DQ la cure de jouvence des vieux cons aigris adeptes du 'c'était mieux avant'. Mais malgré cette obsession à ne pas vouloir se moderniser, chaque opus apporte son lot de nouveauté.
La nouveauté du 4ème opus est surtout scénaristique.
La narration de ce Dragon Quest est divisé en 5 chapitres, dans les 4 1er on incarne tour à tour les futurs acolytes du héros (Ragnar, Alina, Taloon, les sœurs Mina et Maya), c'est seulement au dernier chapitre qu'on va incarner le héros légendaire.
Le scénario est, Dragon Quest oblige, relativement classique avec 4 destinées hors du commun dont les aventures seront étroitement liées... Jusqu'à ce vous puissiez les faire combattre pour un même idéal, aux côtés du héros!
Ragnar de Bastione, capitaine de la garde royale, enquêtant sur de mystérieuses disparitions d'enfants.


Alina de Zamoksva, jeune princesse aspirant à une vie de liberté et de baston escorté Borya le magicien et le jeune prêtre Kiryl.
Toneko Taloon, marchand d'armes rêvant de posséder sa propre boutique.


Les soeurs Mina et Maya l'une diseuses de bonnes aventures l'autre danseuse, désirant venger la mort de leur père Edgar.


Après 4 chapitres qui ont servis de présentation de nos futur coéquipier voici enfin l'entrée en scène du héros légendaire (ou héroïne c'est au choix). Après que son village ait été détruit par des monstres, il/elle devra partir le coeur lourd et vaincre le seigneur de ténèbres Estark. En route vers l'aventure!
A noter que sur le remake DS, on voit apparaître un chapitre bonus.
Qui dit RPG dit combat et qui dit Dragon Quest dit combat au tour par tour.
Un système de combat qui peut paraître archaïques de nos jours mais pas déplaisants pour autant, composé de déplacements et de combats aléatoires des plus classiques. Mais la difficulté est bien présente tant les paliers de niveaux des ennemis entre chaque zone sont abrupts. Ici pas de matérias, d'invocations, de coups spéciaux ou de super attaque. Non, juste Attaquer, Objets, Magie, Défense, Fuir et c'est tout.
Malheureusement ça signifie que le seul moyen de progresser sera le level-up à la chaîne pour pouvoir être au minimum au même niveau que les monstres de la zone qu'on vient de découvrir. Va falloir compter les HP, MP et herbes de soins pour survivre dans le monde hostile d'un jeu rétro comme DQ IV où le bourrinage ne nous mènera que vers la mort.


Avoir un bon level est une chose, mais avoir une bonne armure ou une bonne épée en est une autre. Et oui il faut aussi compter sa thune, surtout au début de la partie, car les commerçants en gros rapaces qu'ils sont ne vous feront aucune réduction et vous feront payer chère la plus petite masse en bois. Un farming intensif sera donc de rigueur pour améliorer votre pouvoir d'achat.
Une autre caractéristique de la saga réside dans son univers graphique si particulier et reconnaissable entre mille. Comme pour chaque épisode c'est celui que la majorité des gens surnomme le-mec-qu'a-fait-les-dragon-ball ou pour les fan de la saga le-mec-qu'a-designer-les-dragon-quest, Akira Toriyama qui comme l'indique son surnom s'est occupé du design du jeu.
Un petit apreçut du bestiaire :
Le slime, ou gluant en VF, l'ennemi emblématique de la saga
Le taurapace
Darculard
belzebouc
Et le développeur du remake, ArtePiazza, rend un bel hommage au mec-qu'a-designer-Chrono-Trigger (Akira Toriyama) avec des décors en 3D – mais avec des personnages en 2D - qui s'étalent sur les 2 écrans de la DS et qu'on peut admirer sous tous les angles grâce aux gâchettes latérales qui permettent de faire pivoter la caméra.
Durant les combats on passe à une superbe 2D et comme ArtePiazza (le développeur du remake) a décidé de mettre les petits plats dans les grands, chaque attaque bénéficie d'une animation du plus bel effet.
Pour la musique c'est comme d'habitude Koichi Sugiyama qui s'en occupe et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle colle parfaitement à l'ambiance héroïco-comique du soft.
Premier épisode de la seconde trilogie DQ, ce quatrième opus est un véritable voyage dans le temps à une époque où les cinématiques dithyrambiques bourrées d'explosions n'existaient pas, où le leveling incessant était obligatoire pour progresser dans l'aventure.
Cependant c'est justement ce côté rétro très prononcé, notamment avec ces menus très austères et sa difficulté d'un autre âge qui pourrait rebuter les joueurs qui ne seraient pas attiré pas le charme old-school de la saga DQ.
Note : les différentes screens proviennent de la version DS





Commentaires
merci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!
Un blog est un journal personnel en effet mais surtout un lieu dechange et de partage d idees (tout comme je fais actuellement sur le sujet) Bref, Merci pour les tuyaux, cest tres enrichissant.